En bref : une TNP-FZ100 demande environ 5 à 7 heures sur un chargeur 5 V/1 A, 3,5 à 5 heures sur un chargeur de téléphone 5 V/2 A, 4 à 6 heures sur une batterie externe, et 2,5 à 3,5 heures sur un chargeur PD de 18 W ou plus. Ce sont des plages, pas des valeurs fixes : pour une même batterie, le temps varie nettement selon la puissance d’entrée, la qualité du câble, le niveau de départ et la température ambiante. Voici les trois familles d’alimentation, et les cas où l’on sort franchement de ces plages.
Les variables : pourquoi une même batterie peut mettre du simple au double
L’énergie nominale de la NP-FZ100 est de 16,4 Wh (2280 mAh / 7,2 V). En théorie, 10 W suffisent à la remplir en deux heures ; en pratique, la charge n’est pas à puissance constante : courant constant au début, tension constante ensuite, et les 20 derniers pour cent consomment souvent un tiers du temps. Le courant que le chargeur peut fournir et celui que la puce de gestion accepte : c’est la plus petite des deux valeurs qui fixe la vitesse.
Trois facteurs sont souvent négligés. Le câble, d’abord : un USB-C médiocre provoque une chute de tension qui réduit le courant accepté par la puce. La température, ensuite : sous 10 °C ou au-dessus de 40 °C, la plupart des gestions de batterie réduisent volontairement le courant. L’usage simultané, enfin : si la batterie alimente le boîtier en même temps, le courant de charge est partagé et le temps s’allonge logiquement.
Les plages réelles par type d’alimentation
Le tableau ci-dessous suppose une charge depuis un niveau proche de zéro jusqu’au plein, une température ambiante de 20 à 25 °C et un câble d’origine ou de qualité. Les valeurs reflètent le comportement courant des batteries à charge directe USB-C ; d’une unité à l’autre, comptez quelques dizaines de minutes d’écart.
| Type d’alimentation | Sortie typique | Temps de charge complète | Usage adapté |
|---|---|---|---|
| Chargeur de téléphone ancien | 5 V/1 A | environ 5 à 7 heures | Brancher le soir, emporter le lendemain |
| Chargeur rapide de téléphone | 5 V/2 A | environ 3,5 à 5 heures | Bureau, chambre d’hôtel, charge nocturne |
| Batterie externe | 5 V/2,1 A | environ 4 à 6 heures | Sur le terrain, en déplacement |
| Chargeur PD | 18 W et plus | environ 2,5 à 3,5 heures | Reprise rapide en fin de journée, rotation de plusieurs batteries |
| Port USB-C d’ordinateur portable | environ 5 V/1,5 A | environ 4 à 6 heures | Charger en travaillant, sans prise supplémentaire |
Le chargeur de téléphone : le palier le plus sous-estimé
Beaucoup gardent au fond d’un tiroir un chargeur 5 V/1 A de cinq ans. Il charge, certes, mais il y faut la moitié d’une journée. Si vous partez tôt le lendemain, le branchement du soir convient ; si vous constatez à 15 heures que la batterie est vide pour un tournage à 19 heures, ce palier ne vous sauvera pas.
Le 5 V/2 A offre le meilleur rapport utilité-prix
Le chargeur 5 V/2 A fourni avec la plupart des téléphones ramène déjà le temps autour de quatre heures, et l’écart avec un chargeur PD reste inférieur à l’écart de prix. Pour un utilisateur qui possède une ou deux batteries et tourne sans urgence, ce palier suffit ; inutile d’acheter un chargeur supplémentaire pour la charge rapide.
Les chargeurs multi-ports partagent le courant
Avec une station trois-en-un qui recharge deux batteries et un téléphone simultanément, la puissance totale est divisée : chaque batterie reçoit moins de courant et le temps s’allonge proportionnellement. Pour aller vite, branchez séparément ; pour économiser les prises, acceptez la lenteur. Les deux ne sont pas compatibles.
Batterie externe : pratique, mais il faut compter les pertes
Une batterie externe annonce une capacité de cellules en 3,7 V ; la sortie passe en 5 V avant d’entrer dans la batterie, avec une perte d’élévation de tension. L’énergie réellement disponible n’est en général que de 60 à 70 % de la valeur annoncée. Avec une batterie externe de 10000 mAh, espérer deux à trois charges complètes d’un accumulateur de 16,4 Wh est réaliste ; ne comptez pas quatre par simple division.
Le froid amplifie le phénomène. Sous zéro, la batterie externe perd elle-même en capacité de sortie tandis que l’accumulateur limite le courant de charge : les deux baissent en même temps, et quatre heures peuvent devenir six ou plus. Notre relevé sur le comportement des batteries par temps froid en dit davantage ; cela vaut un coup d’œil avant une sortie hivernale.
Chargeur PD : le plus rapide, sans garantie d’atteindre la puissance annoncée
L’avantage du PD est de négocier une tension plus élevée après l’échange initial, ce qui réduit les pertes en ligne et permet d’atteindre une puissance réelle plus élevée. Mais un chargeur marqué 65 W ne signifie pas que la batterie absorbe 65 W : la puce de charge a un plafond, et tout ce qui le dépasse n’est pas utilisé. L’écart entre un 65 W et un 30 W sur cette batterie est donc souvent plus faible que les chiffres ne le suggèrent.
Pour savoir à quelle vitesse tourne réellement votre ensemble, le plus simple est d’observer le rythme de la diode sur la batterie ou l’indication de charge du boîtier, puis de chronométrer une fois la charge complète depuis un niveau bas. Une mesure réelle vaut mieux que n’importe quelle spécification.
Organiser la recharge quand on fait tourner plusieurs batteries
- De retour à l’hôtel, branchez d’abord la batterie vide sur le chargeur PD, sans attendre après la douche.
- Chargez la deuxième en parallèle sur un 5 V/2 A, pour éviter que le partage ne ralentisse tout.
- Gardez la troisième pour le lendemain et chargez-la à 80 % : un stockage prolongé à pleine charge n’est pas favorable à la durée de vie.
- Vérifiez la charge de votre batterie externe avant de partir et, par temps froid, gardez les batteries dans une poche près du corps plutôt que dans la poche extérieure du sac.
- Pour plusieurs jours de tournage, un boîtier de charge double traite deux batteries d’un coup le soir.
Le principe n’est pas de gagner du temps, mais de faire de « toujours une batterie pleine » une habitude. Aussi rapide soit la charge, elle ne rattrape pas un oubli du soir. Pour d’autres correspondances entre boîtiers et batteries, voir l’espace TNP-FZ100.
Questions fréquentes
Pourquoi ma TNP-FZ100 n’est-elle toujours pas pleine après six heures ?
Regardez d’abord le chargeur : un ancien 5 V/1 A demande justement cinq à sept heures, c’est normal. Si vous utilisez une alimentation de 2 A ou plus et que la charge reste lente, vérifiez que le câble supporte un courant élevé, que le connecteur est bien enfoncé, et que la température ambiante n’est ni trop basse ni trop élevée.
Puis-je utiliser le chargeur rapide de mon téléphone sans risque ?
Oui. La charge USB-C négocie d’abord tension et courant, et la batterie n’accepte que le palier qu’elle supporte : une puissance élevée côté chargeur ne la force pas. La condition est que chargeur et câble soient des produits conformes — ce sont les accessoires médiocres qui constituent le vrai risque.
Débrancher à mi-charge abîme-t-il la batterie ?
Non. Une batterie lithium n’a pas d’effet mémoire et la charge partielle est un usage normal. En revanche, laisser la batterie se décharger jusqu’à l’extinction avant de recharger est moins favorable à sa durée de vie.
La charge pendant l’enregistrement est-elle plus lente ?
Oui. Pendant la prise de vue, la batterie se décharge en continu et le courant de charge est partagé : le temps s’allonge nettement, et la température du boîtier comme celle de la batterie montent. Pour de longues sessions, mieux vaut prévoir une batterie pleine en rotation que de compter sur la charge en cours de route ; les limites sont détaillées dans le dossier sur les batteries FZ100.