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NB-13L II : autonomie sur G7X III, G9X II, SX740

En bref : le G7X III, le G9X II et le SX740 utilisent tous la batterie de spécification NB-13L, annoncée par Canon à 1250mAh / 4.5Wh / 3.6V. Leurs profils de consommation diffèrent nettement : le G7X III associe un capteur de type 1 pouce à la 4K, le SX740 un zoom 40x à la 4K, tandis que le G9X II est plus modéré mais consacre une large part de sa face arrière à l’écran. En photo, un bloc tient généralement l’ordre de deux à trois cents images ; dès que vous filmez en 4K, l’autonomie chute bien plus vite que prévu, ce qui explique l’achat d’un deuxième bloc.

La NB-13L II constitue une solution de remplacement sur cette base, avec des progrès sur l’homogénéité des cellules et la durée de vie en cycles, et non sur le chiffre de capacité. Voyons trois points : quel boîtier consomme le plus, ce que change la deuxième génération, et quand remplacer.

Un : le profil de consommation des trois boîtiers

Modèle Caractéristiques de consommation Photos approximatives par bloc Bloc de secours conseillé
G7X III Capteur 1 pouce, vidéo 4K, écran orientable, chauffe dès l’allumage Environ 200-300 photos Au moins un bloc de secours
G9X II Boîtier compact, grande surface d’écran, veille gourmande Environ 250-350 photos Un bloc de secours est prudent
SX740 Moteur de zoom téléobjectif gourmand, enregistrement 4K lourd Environ 200-300 photos, moins si le zoom travaille beaucoup Deux blocs de secours en voyage

Ces chiffres sont des estimations de plage, pas des mesures de laboratoire. De nombreux facteurs les font varier : luminosité de l’écran, usage du flash, nombre de mouvements de zoom, durée de veille, température ambiante. Un même bloc peut couvrir plus de 30 % d’images en moins en extérieur l’hiver qu’en intérieur.

Le cas du SX740 mérite un développement à part. En position téléobjectif, il faut entraîner le groupe optique en continu, et beaucoup d’utilisateurs vont et viennent entre téléobjectif et grand-angle pour chercher la composition : ce geste est souvent sous-estimé en consommation. Pour un concert ou une épreuve sportive, où l’on maintient le déclencheur à mi-course pour suivre le sujet, la batterie se vide bien plus vite qu’en paysage.

Deux : ce que la version II change, et ce qu’elle ne change pas

Ce qui ne change pas, c’est l’ordre de grandeur de la capacité. La référence d’origine est de 1250mAh / 4.5Wh / 3.6V, et la version II s’en approche : il n’est pas question de « doublement ». Si vous voyez une NB-13L annoncée à plus de deux mille milliampères-heures, doutez d’abord de la convention de mesure employée avant de vous réjouir.

Ce qui change, c’est l’homogénéité des cellules et la durée de vie en cycles. L’homogénéité désigne une dispersion plus faible de capacité et de résistance interne au sein d’un même lot : sur l’appareil, la lecture du niveau de charge est plus linéaire, plusieurs blocs se comportent de façon plus semblable, et l’on ne passe pas brutalement de deux barres à l’extinction. La durée de vie en cycles désigne une baisse de capacité plus lente après des charges et décharges répétées, avec une capacité résiduelle un peu meilleure au bout d’un an que sur les premiers produits.

Aucune de ces deux améliorations n’apparaît sur la fiche technique, d’où la difficulté à les juger sur des chiffres. Leur valeur ne se révèle que dans l’usage prolongé : l’homogénéité détermine si vous osez compter sur la dernière barre, la durée de vie détermine dans combien de temps vous devrez racheter un bloc.

Pour l’utilisateur courant, l’intérêt concret est qu’un bloc tient deux à trois ans sans remplacement répété à cause d’une chute soudaine d’autonomie. Ces produits se situent généralement sous la centaine de yuans, nettement en dessous du prix d’un bloc d’origine, ce qui en fait un consommable que l’on peut raisonnablement garder en double. Les autres références de la gamme figurent dans la catégorie NB-13L II.

Trois : cinq signaux qui annoncent le remplacement

Une batterie ne tombe pas en panne d’un coup : elle se dégrade lentement jusqu’au point où vous remarquez une anomalie. Les cinq points suivants peuvent être vérifiés dans l’ordre :

  1. Autonomie divisée par deux : vous couvriez une journée entière, désormais le bloc est à plat à midi. C’est le signal le plus parlant.
  2. Charge plus rapide et décharge plus rapide : la résistance interne augmente, la tension de coupure est atteinte plus tôt et l’énergie réellement stockée diminue.
  3. Lecture du niveau qui saute : passage de trois barres à une seule, ou retour à deux barres après extinction et rallumage.
  4. Mauvais contact une fois monté : l’appareil se coupe au moindre mouvement, souvent parce qu’une légère déformation du boîtier réduit la pression sur les contacts.
  5. Boîtier bombé : le bloc tourne comme une toupie posé sur une table, ou force nettement dans le logement. À ce stade, ce n’est plus une question d’autonomie mais de sécurité.

Si deux des trois premiers signaux sont présents, envisagez le remplacement. Pour le quatrième, écartez d’abord un encrassement des contacts — nettoyez ceux du bloc et du logement avec un coton-tige et un peu d’alcool anhydre, laissez sécher et réessayez : un « mauvais contact » très courant n’est en réalité qu’une couche d’oxydation. Le cinquième ne se discute pas : arrêt immédiat de l’utilisation.

Quatre : trois vérifications avant l’achat

Premièrement, vérifiez qu’il s’agit bien de la NB-13L, et non d’une NB-6L ou d’une NB-11L, qui se ressemblent mais n’ont pas les mêmes dimensions. Sur ces générations de compacts Canon, la confusion à l’achat est fréquente.

Deuxièmement, vérifiez que votre boîtier figure dans la liste de compatibilité : G7X, G7X II, G7X III, G9X, G9X II, SX730, SX740. Pour un modèle hors liste, ne déduisez rien de sa ressemblance.

Troisièmement, vérifiez le mode de charge. Le chargeur d’origine de la NB-13L est le LC-30 ; si vous comptez le conserver, attention à la compatibilité des blocs tiers avec ce chargeur ; si vous passez à un chargeur tiers, exigez une solution compatible avec le lithium monocellulaire en 3.6V. Ces points sont détaillés dans la catégorie NB-13L.

Questions fréquentes

Un bloc de deuxième génération déclenche-t-il un message « non d’origine » dans le G7X III ?

Sur ces boîtiers Canon, les avertissements liés aux blocs tiers sont moins fréquents que chez Fujifilm, sans être totalement absents. Certains appareils affichent au premier montage un niveau de charge incohérent ou un message bref, puis reviennent à la normale après redémarrage, sans gêner la prise de vue.

Combien de temps peut-on filmer avec un bloc ?

Une capacité de 4.5Wh ne destine pas ce bloc à de longues séquences. En 4K continu, il ne couvre généralement qu’une séquence courte, et la limite vient souvent de la surchauffe du boîtier avant celle de la batterie. Pour une pratique vidéo dominante, emportez au moins deux blocs et filmez par séquences.

Un G9X de première génération accepte-t-il le bloc de deuxième génération ?

Oui. Le G9X et le G9X II partagent la spécification NB-13L : les blocs sont interchangeables. Le boîtier de première génération étant plus ancien, le passage à un bloc neuf redonne souvent une autonomie visiblement meilleure : c’est l’effet de la dégradation de l’ancien bloc, non une performance particulière du nouveau.

Comment stocker un bloc longtemps inutilisé ?

Maintenez une charge de quatre à six dixièmes, sortez le bloc du boîtier et rangez-le dans un endroit sec et frais. Un stockage à pleine charge comme à vide accélère la dégradation ; rechargez partiellement tous les quelques mois.

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