En bref : les NB-13L de première et de deuxième génération ont une capacité comparable ; la différence se joue sur l’homogénéité des cellules et sur la durée de vie en cycles. Concrètement, la deuxième génération maîtrise mieux la dispersion de capacité et de résistance interne au sein d’un même lot de cellules, et sa capacité baisse plus lentement après des charges et décharges répétées. Il ne s’agit pas d’une mise à niveau du type « capacité doublée » : la fiche technique ne montre aucune différence, et ce que l’on perçoit à l’usage est une lecture plus linéaire du niveau de charge, un comportement plus uniforme entre plusieurs blocs, et l’absence de chute brutale au bout d’un an ou deux.
Commençons par dissiper une confusion fréquente : Canon ne propose qu’une seule référence NB-13L, il n’existe pas officiellement de « première » ni de « deuxième » génération. Les générations dont il est question ici sont les itérations de la gamme propre aux fabricants de blocs de remplacement, la deuxième étant souvent désignée par la référence NB13L-2. Une fois ce point établi, l’expression « deuxième génération d’origine » ne vous égarera plus.
Un : ce qu’affecte l’homogénéité des cellules
Un bloc se compose de cellules, d’une carte de protection et d’un boîtier. À la sortie d’usine, la capacité et la résistance interne des cellules présentent naturellement une dispersion, plus faible sur les lots homogènes. Cela peut sembler très technique, mais cela détermine directement trois choses que vous ressentez :
| Dimension | Homogénéité moyenne | Bonne homogénéité | Ce que vous ressentez |
|---|---|---|---|
| Lecture du niveau de charge | Le pourcentage saute, la partie médiane descend vite | Courbe plus régulière, lecture proche du linéaire | Pouvoir se fier à la barre affichée |
| Entre plusieurs blocs | Deux blocs du même modèle se comportent très différemment | Les deux blocs se ressemblent et sont interchangeables dans la planification | La prévisibilité du bloc de secours |
| Seuil de coupure en fin de charge | L’appareil s’éteint peu après l’affichage d’une barre | L’énergie de fin de décharge est mieux restituée | Pouvoir encore photographier la dernière demi-heure |
Notez qu’aucun de ces écarts n’est d’un ordre de grandeur. Une bonne homogénéité ne signifie pas photographier deux fois plus, mais « ne pas être pris en défaut au mauvais moment ». Pour un utilisateur de loisir qui prend quelques dizaines de photos par jour, la différence est presque imperceptible ; pour quelqu’un qui en prend plusieurs centaines et organise sa journée en fonction des barres restantes, cette prévisibilité a une vraie valeur.
Deux : comment comprendre la durée de vie en cycles
La durée de vie en cycles désigne le nombre de charges et décharges complètes après lequel la capacité est tombée à une certaine proportion de sa valeur initiale. La référence courante du secteur est de conserver environ 80 % de la capacité après quelques centaines de cycles ; les chiffres annoncés varient d’un fabricant à l’autre et dépendent fortement des conditions d’usage — température élevée, stockage prolongé à pleine charge et décharges profondes répétées raccourcissent tous la durée réelle par rapport à la valeur annoncée.
Sur ce point, le progrès de la deuxième génération se traduit par une courbe de dégradation plus régulière : non pas une capacité quasi intacte pendant deux cents cycles puis une chute verticale, mais une pente douce. L’intérêt de cette courbe pour l’utilisateur est simple : vous ne découvrirez pas un jour que « ce bloc ne tient plus qu’une demi-journée ».
Il faut préciser que la durée de vie en cycles ne se vérifie pas par un test de courte durée. Toute affirmation du type « 800 cycles mesurés » est peu crédible sur un produit grand public, car elle exigerait des années. Pour juger ce type d’amélioration, le plus fiable est de vérifier si le fabricant précise la nature exacte du progrès, plutôt que d’admirer un beau chiffre rond.
Trois : trois différences perceptibles à l’usage
Premièrement, il devient plus facile de décider quand changer de bloc. Avec un bloc de première génération, le scénario classique est celui-ci : deux barres affichées, vous continuez tranquillement, et l’appareil s’éteint dix minutes plus tard. Si l’homogénéité de la deuxième génération est bien tenue, la fin de décharge offre une marge supplémentaire et l’on ne passe pas directement de « il reste de l’énergie » à « plus rien ».
Deuxièmement, deux blocs deviennent réellement interchangeables. Sur un lot hétérogène, deux blocs du même modèle peuvent différer de plus de 10 % en capacité réelle : vous en privilégiez un inconsciemment et l’autre devient un « secours d’urgence ». Sur un lot homogène, les deux tournent à égalité et leur durée de vie s’équilibre.
Troisièmement, le coût à long terme est plus faible. C’est le point le moins intuitif mais le plus concret : si un bloc tient deux ans au lieu d’un, la dépense en batteries est divisée par deux sur la période. Pour qui utilise un G7X comme appareil de poche et prend des dizaines de milliers de photos par an, l’écart finit par compter.
Un mot sur la capacité, en passant : la NB-13L d’origine est donnée pour 1250mAh / 4.5Wh / 3.6V, et la deuxième génération s’en approche. Si un produit annonce une capacité très supérieure, il s’agit soit d’une convention de mesure différente (une valeur équivalente présentée comme réelle), soit d’une déclaration inexacte — cela n’a rien à voir avec le positionnement « deuxième génération ».
Quatre : qui n’a pas besoin de changer
Si vos blocs de première génération fonctionnent normalement, sans perte notable, il n’y a aucune raison de les remplacer pour le seul mot « deuxième génération ». Une batterie est un consommable : la changer quand elle le mérite coûte moins cher que d’anticiper.
Si vous ne photographiez que quelques fois par an et que l’appareil passe l’essentiel de son temps dans une armoire anti-humidité, l’homogénéité ne vous concerne pas : votre usage n’atteint jamais cette limite.
À l’inverse, la deuxième génération mérite considération dans plusieurs cas : vous videz régulièrement deux blocs dans la même journée, vous organisez votre rythme de prise de vue selon les barres restantes, votre matériel a plus de deux ans et vous préparez un remplacement global, ou vous avez déjà été victime d’une extinction soudaine. Pour connaître les références exactes, consultez la catégorie NB-13L II ; pour comparer les spécifications d’origine et les boîtiers compatibles, voyez la catégorie NB-13L.
Un dernier mot en toute franchise : l’homogénéité est une amélioration qui « réduit les surprises », pas une amélioration qui « repousse le plafond ». Comprenez-la comme plus de régularité, non comme plus de performance, et vous n’en attendrez pas plus qu’elle ne peut donner.
Questions fréquentes
Un bloc de deuxième génération entre-t-il dans un G7X de première génération ?
Oui. Le G7X, le G7X II, le G7X III, ainsi que le G9X, le G9X II, le SX730 et le SX740 partagent la spécification NB-13L : les blocs sont interchangeables. Les fonctions restent normales une fois le bloc monté ; certains boîtiers peuvent présenter de légères différences d’affichage du niveau de charge.
Peut-on mélanger première et deuxième génération ?
C’est possible, mais mieux vaut éviter le mélange durable. Faire tourner deux blocs dont la dégradation diffère vous fait perdre toute prévision stable sur la durée d’un bloc. Soit vous remplacez par lot, soit vous réservez l’ancien comme secours d’urgence attitré.
Peut-on lire le nombre de cycles dans l’appareil ?
Ces petits boîtiers Canon n’offrent généralement pas d’accès au compteur de cycles, contrairement à certains reflex et hybrides. Pour évaluer la dégradation, il faut comparer l’autonomie réelle, ou observer si le temps de charge raccourcit nettement.
« Deuxième génération » signifie-t-il plus robuste et plus durable ?
Le progrès sur la durée de vie en cycles va bien dans le sens d’une période d’utilisation plus longue, mais une batterie reste un consommable et finira par faiblir. Attendez-vous à une dégradation plus lente, non à l’absence de dégradation.