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LP-E6+ : ce que vaut vraiment sa durée de vie

En bref : ce que le LP-E6+ a d’« amélioré » se situe dans la stabilité de décharge, pas dans la capacité ni dans le nombre de cycles. Une longévité supérieure à l’usage signifie qu’après un ou deux ans la tension chute moins, la jauge ne saute plus et les rafales déclenchent moins souvent une alerte de batterie faible — non que la batterie accepte plusieurs centaines de cycles de plus.

Cette distinction mérite d’être posée d’emblée. Beaucoup lisent « version améliorée » comme « capacité supérieure, durée de vie allongée » ; à l’achat, ils constatent une capacité annoncée très proche de celle d’un LP-E6N d’origine et concluent à une mauvaise affaire. Or les deux packs ne se comparent jamais sur le même axe. Nous allons décomposer la question de la durée de vie : ce qui la détermine, quelle pièce lâche en premier, et comment le vérifier vous-même.

1. Avant de parler de longévité, rappeler le contexte « produit tiers »

La famille LP-E6 officielle de Canon ne compte que quatre références : LP-E6 (1800mAh), LP-E6N (1865mAh), LP-E6NH (2130mAh) et le LP-E6P, modèle à forte décharge lancé en 2024 avec l’EOS R5 Mark II, tous en 7.2V nominal. La forme avec « + » ne figure pas au catalogue Canon : c’est l’appellation employée par des fabricants tiers (dont YO) pour une version améliorée.

Cela conditionne la manière de lire ses données de longévité : sans fiche technique officielle commune, la durée de vie résulte du choix des cellules, des critères de tri et du schéma de la carte de protection, et deux lots portant le même nom peuvent différer d’une classe entière. Nous donnons donc ci-dessous des méthodes de jugement, pas des chiffres.

2. La longévité dépend concrètement de trois variables

D’abord les cellules elles-mêmes. La perte de capacité provient essentiellement de la perte de lithium actif et de la dégradation de la structure de cathode, et l’usage pèse lourd : un stockage prolongé à pleine charge, la chaleur et les décharges profondes accélèrent nettement le vieillissement. Entre une batterie conservée à mi-charge dans un endroit frais et la même batterie oubliée dans une voiture, l’écart après un an peut dépasser celui séparant deux marques.

Ensuite la limitation de courant et les points de coupure de la carte de protection. Cette carte décide de deux choses : jusqu’où descendre avant de couper la décharge, et jusqu’où monter avant d’arrêter la charge. Des seuils prudents — une coupure de décharge un peu plus haute, par exemple — donnent un meilleur décompte de cycles mais amputent la capacité utile ; des seuils agressifs procurent six mois agréables, puis un vieillissement plus rapide. L’utilisateur ne voit pas ce paramètre et ne peut que le déduire du comportement dans la durée.

Enfin l’homogénéité du plateau de décharge. C’est là que la version améliorée joue. Le plateau de décharge est le niveau de tension qu’une batterie maintient à mi-état de charge. Plus il est plat et plus la résistance interne est faible, plus la chute de tension sous forte charge (rafale, pose longue, vidéo) est réduite, et moins le boîtier se trompe sur le niveau restant.

  • Résistance faible → chute de tension réduite sous fort courant → tension lue plus proche de l’énergie réellement restante
  • Cellules homogènes → dans un montage série-parallèle, aucune cellule n’atteint sa coupure avant les autres et ne fait « décrocher » l’ensemble
  • Plateau plat → la jauge descend de façon plus linéaire, sans passage brutal de 40 % à 15 %

Strictement parlant, le LP-E6+ améliore donc l’exploitation complète d’une quantité d’énergie donnée, et non l’augmentation de l’énergie totale. Sur une fiche technique, les deux se ressemblent ; à l’usage, ils n’ont rien à voir.

3. Où le vieillissement apparaît en premier

Un LP-E6+ utilisé depuis plus d’un an présentera, en cas d’anomalie, l’un des symptômes ci-dessous. Ce tableau aide à distinguer un vieillissement normal d’un remplacement nécessaire.

Symptôme Cause probable Peut-on encore l’utiliser
Jauge lente au début, puis chute brutale Résistance interne en hausse, chute de tension sous charge plus forte Oui, mais pas pour un reportage important
Charge pleine laissée une nuit, 90 % et quelques au réveil Autodécharge élevée ou consommation de veille de la carte de protection Surveiller, remplacer si cela s’aggrave
Charge très vite « pleine », mais très peu d’autonomie ensuite Capacité réelle en baisse, coupure de charge déclenchée trop tôt Remplacement conseillé
Alerte de batterie faible après une dizaine de vues en rafale, puis retour à la normale après repos Résistance élevée, chute instantanée déclenchant la protection Réservé aux usages peu gourmands
Échauffement marqué à la charge, léger gonflement du boîtier Cellules dégradées ou carte de protection défaillante Arrêt immédiat de l’utilisation

Les deux premières lignes peuvent apparaître sur la plupart des batteries tierces et restent dans le domaine normal ; les deux dernières, en particulier le gonflement, ne se discutent pas : arrêt immédiat. Quant à savoir « quelle perte par an est normale », l’ordre de grandeur courant est une capacité conservée de 70 à 80 % après 300 à 500 cycles complets — mais il s’agit d’une règle générale, non d’une promesse pour une batterie donnée.

4. Quatre contrôles à réaliser soi-même

  1. Faites un test de repos à pleine charge. Chargez, retirez la batterie, laissez-la 12 heures à température ambiante, puis remettez-la dans le boîtier et lisez le niveau à l’allumage. Plus la perte est faible, mieux c’est ; nettement sous 90 %, l’autodécharge ou la mesure pose problème.
  2. Notez le temps de charge. Avec le même chargeur et le même niveau de départ, un temps nettement plus court qu’à l’achat est généralement le signe direct d’une perte de capacité.
  3. Comparez une séance de prise de vue continue. Même boîtier, même rythme (rafale et relecture), comparez la durée tenue par l’ancienne et la neuve. Ne retenez que l’écart relatif, sans chercher un nombre exact de vues.
  4. Touchez la température. Ni en charge ni en décharge la batterie ne doit être brûlante. Tiède est normal, brûlant ne l’est pas.

5. Faire durer une batterie deux ans de plus

La méthode n’est pas compliquée, mais demande un peu de discipline. Stockez une batterie inutilisée à 50-60 % de charge, dans un endroit frais et sec, avec une recharge tous les deux ou trois mois ; ne la laissez pas branchée sur le boîtier toute la nuit ; n’attendez pas l’extinction automatique de l’appareil pour recharger ; en été, ne laissez pas les batteries de rechange dans la voiture. Ces quelques règles servent plus que de changer de marque.

Si vous hésitez entre plusieurs batteries, parcourez d’abord les autres articles de la catégorie LP-E6+, puis la catégorie LP-E6NH pour situer le modèle d’origine à forte capacité ; les spécifications officielles figurent dans la catégorie LP-E6.

Questions fréquentes

LP-E6+ est-il un modèle officiel de Canon ?

Non. La famille LP-E6 officielle ne compte que LP-E6, LP-E6N, LP-E6NH et LP-E6P. « LP-E6+ » est une appellation de fabricants tiers pour une version améliorée : Canon ne produit pas ce modèle et ne publie donc aucune fiche technique correspondante.

Plus le nombre de cycles est élevé, meilleure est la batterie ?

Pas nécessairement. Un nombre de cycles annoncé découle de conditions d’essai particulières, très éloignées de l’usage réel. En photographie, la résistance interne et le plateau de décharge importent davantage : ce sont eux qui déterminent si l’appareil tombera en panne sèche en rafale ou en pose longue.

Après un an et demi, l’autonomie baisse nettement : la batterie est-elle morte ?

Le plus souvent, il s’agit d’un vieillissement normal, non d’une panne. Reprenez les quatre contrôles ci-dessus : si seule l’autonomie a diminué, sans gonflement ni échauffement, la batterie peut rester en secours ; si une alerte survient dès la rafale avec retour à la normale après repos, ou si elle chauffe à la charge, il faut la remplacer.

Pourquoi ne pas donner un pourcentage de perte précis ?

Parce que les variables sont trop nombreuses : température de stockage, conservation à pleine charge ou non, profondeur de décharge, qualité du chargeur, charge imposée par le boîtier. Hors conditions d’usage précises, aucun chiffre exact n’a de valeur indicative. Donner une plage et une méthode est plus utile qu’un beau nombre.

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EOS R5 Mark II : pourquoi les anciennes batteries sont limitées

En bref : l’EOS R5 Mark II conserve la baie LP-E6, si bien qu’un LP-E6NH, voire un LP-E6N, s’y installe et permet de démarrer et de photographier normalement. En revanche, dans les situations très sollicitées — vidéo haut débit, rafale rapide, enregistrement continu prolongé —, l’aptitude à la décharge continue des batteries anciennes ne suffit plus : le boîtier protège ses circuits en restreignant certaines fonctions ou en abaissant la cadence. Le symptôme est donc une fonction verrouillée ou une cadence réduite, et non une batterie vide. Cela n’a rien à voir avec le vieillissement : même un LP-E6NH neuf rencontrera les mêmes limites.

Ce point est important : beaucoup croient avoir acheté une contrefaçon, alors que c’est le boîtier qui a relevé ses exigences d’alimentation.

La structure de consommation du R5 Mark II n’est plus celle de la génération précédente

Le R5 Mark II progresse sur les spécifications vidéo, la puissance de traitement et la cadence en rafale, autant d’améliorations qui se traduisent directement par un besoin accru de courant continu.

  • Vidéo haut débit : le 8K et le 4K à cadence élevée maintiennent capteur et processeur à pleine charge longtemps ; le courant demandé est non seulement important, mais doit rester stable.
  • Rafale rapide : en obturateur électronique, la rafale rapide implique de nombreux échanges de données et des pointes de consommation instantanée élevées.
  • Refroidissement et calcul continus : la charge de traitement interne augmente et la consommation moyenne de l’ensemble se décale vers le haut.

Dans ces situations, le rôle de la batterie n’est pas seulement de fournir du courant, mais de le stabiliser. Dès que la tension chute, le boîtier doit choisir entre continuer et protéger ses circuits ; le choix se porte généralement sur le second.

Ce que l’on observe concrètement avec une batterie ancienne

Modèle de batterie État sur le R5 Mark II Comportement typique
LP-E6P Modèle officiel, prise en charge complète Haut débit et rafale rapide conformes aux spécifications du boîtier
LP-E6NH S’installe et fonctionne, fonctions partiellement limitées Restriction possible dans les modes lourds, cadence de rafale en baisse, durée d’enregistrement réduite
LP-E6N S’installe et fonctionne, limites plus marquées Autonomie plus courte, ralentissement plus précoce dans les situations lourdes
LP-E6 S’installe, mais relève d’une spécification dépassée Déconseillé pour la vidéo ou la rafale, réservé à la photo légère

Le détail des restrictions varie selon la version du firmware : fiez-vous à la notice du boîtier et aux messages des menus. L’orientation reste la même : plus la batterie est faible en décharge, plus les fonctions restreintes sont nombreuses.

Pourquoi une chute de tension verrouille des fonctions

Lors de la décharge, la tension aux bornes d’un accumulateur lithium-ion baisse à mesure que le courant augmente, à cause de la résistance interne. Plus la résistance et le courant sont élevés, plus la chute est marquée.

Le boîtier dispose d’une logique de surveillance de la tension. Lorsqu’il détecte une valeur proche de la limite basse de sécurité, il applique des mesures graduées : alléger la charge de traitement, puis restreindre les fonctions gourmandes, et enfin signaler un niveau insuffisant et s’arrêter. Cette logique vise à éviter la décharge profonde et la surcharge des circuits ; le prix à payer est une réduction des fonctions disponibles.

Ainsi, « il reste 40 % et pourtant le 8K est inaccessible » est normal : ce n’est pas la quantité d’énergie qui manque, mais la capacité à fournir du courant instantanément. C’est là toute la raison d’être du LP-E6P : non pas une capacité supérieure, mais une tension tenue sous forte charge.

Stratégie de rotation entre batteries anciennes et récentes

Posséder à la fois un LP-E6P et un LP-E6NH est courant, en particulier chez ceux qui viennent d’un R5. Vous pouvez organiser les choses ainsi :

  1. LP-E6P en baie principale : pour toute vidéo haut débit, toute rafale rapide et toute prise importante.
  2. LP-E6NH en secours : pour la photo, le time-lapse, l’interview et autres usages peu gourmands, ou en dépannage lorsque la batterie principale est épuisée.
  3. Choisir selon la scène avant de changer : si une séquence en haute spécification approche, remplacez le LP-E6NH par un LP-E6P même s’il reste de la charge, pour éviter un bridage en cours de prise.
  4. Ne laissez pas une batterie ancienne dans le boîtier : pour un stockage prolongé, retirez-la et conservez-la à mi-charge.
  5. Alternez par numéro : marquez les différentes batteries pour éviter qu’une seule reste inactive trop longtemps et se dégrade plus vite.

Précisons-le : « limité » ne signifie pas « inutilisable » pour un LP-E6NH sur R5 Mark II. Il suffit largement à la photo quotidienne, à l’image par image et au 4K ordinaire. C’est seulement lorsque vous voulez le maximum du boîtier qu’il ne suit plus.

Recharge et accessoires

Ni le LP-E6P ni le LP-E6NH n’a de port USB-C pour la recharge directe : la charge passe par le socle LC-E6 / LC-E6E, ou par l’USB-C du boîtier pour la batterie logée à l’intérieur. Les deux modèles partagent le même socle, mais vérifiez que le socle tiers mentionne la prise en charge du LP-E6P, faute de quoi la charge peut être incomplète ou anormalement longue.

Si vous travaillez encore avec un R5 ou un R6, il n’y a pas lieu de changer de batterie pour cette raison : la conception de l’alimentation de ces deux boîtiers prend le LP-E6NH pour référence. Pour comparer les différences, voir la page catégorie LP-E6NH ainsi que les limites de compatibilité décrites dans la catégorie LP-E6P.

Questions fréquentes

Faut-il absolument un LP-E6P sur un R5 Mark II ?

Pas forcément, mais c’est indispensable pour exploiter toutes les spécifications. Le LP-E6NH permet de photographier normalement, seules les situations comme la vidéo haut débit et la rafale rapide peuvent être restreintes. Si votre pratique est surtout la photo ou la vidéo ordinaire, le LP-E6NH suffit.

Un LP-E6NH abîme-t-il le R5 Mark II ?

Non. Il relève de la compatibilité descendante prise en charge par Canon ; la logique de protection du boîtier limite activement la charge et ne laisse ni la batterie ni les circuits travailler en surcharge.

Pourquoi le même LP-E6NH passe-t-il sur un R5 mais pas sur un R5 Mark II ?

Parce que la conception de l’alimentation diffère. Le R5 prend le LP-E6NH pour référence, tandis que le R5 Mark II a élevé cette référence au LP-E6P. Une même batterie dispose donc d’une marge différente selon le boîtier.

Une batterie tierce peut-elle remplacer le LP-E6P ?

Aujourd’hui, la maturité des adaptations tierces dans ce segment est inégale, et les écarts de reconnaissance comme de décharge continue sont importants. Sur un boîtier aussi dépendant de l’adaptation qu’un R5 Mark II, privilégiez l’origine et ne gardez le tiers que pour le dépannage.

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En hiver, l’autonomie chute sur les photos de neige ? Gérer la NP-FZ100 par grand froid

En hiver sur la neige, une chute d’autonomie est un phénomène physique normal, pas une batterie défectueuse. Sous 0 °C la capacité baisse nettement, à -10 °C il peut ne rester que la moitié environ de la capacité à température ambiante. La raison : au froid, la réaction chimique interne ralentit et la résistance interne monte, une part de l’énergie se trouve « gelée », et revient en général à la température ambiante. Trois axes de réponse : garder la batterie au chaud, réduire la consommation inutile, et réchauffer avant de charger.

Pourquoi le froid rend la batterie « peu endurante »

  • Résistance interne en hausse : en décharge au froid, la tension chute davantage, le boîtier juge plus vite la batterie faible et alerte tôt.
  • Capacité utile en baisse : une part de l’énergie n’est pas libérable tout de suite, elle revient après réchauffement, sans perte permanente.
  • Décharge et affichage cumulés : l’affichage de charge est une estimation, plus erronée au froid, d’où un passage direct de 30 % à l’extinction, principe dans charge et puce.
  • Écran et processeur constants : le froid n’économise pas le boîtier, et gants et replays répétés rallongent souvent l’usage.

Sept étapes pour l’extérieur en hiver

Étape 1 : chargez la veille et emportez une à deux de plus

  • Point 1 : la veille au soir, chargez toutes les batteries, pas de demi-charge au départ.
  • Point 2 : en hiver, prévoyez 1,5 à 2 fois la réserve habituelle, une de plus pour la vidéo.
  • Point 3 : estimation du nombre de secours : conseils sur le nombre de batteries.

Étape 2 : portez-la sur vous, à la température du corps

  • Point 1 : les batteries de secours dans la poche intérieure, près du corps, température plus stable.
  • Point 2 : pas dans la poche externe du sac ou le haut du sac photo, proches de la température extérieure.
  • Point 3 : un sac isolant ou une vieille chaussette protège de contact direct avec la neige.

Étape 3 : alternez les batteries pour les réchauffer à tour

  • Point 1 : installez d’abord celle portée sur vous, plus chaude.
  • Point 2 : la batterie retirée retourne dans la poche chaude, et après réchauffement rend une partie de sa capacité.
  • Point 3 : avec plus de deux, numérotez pour éviter de rouvrir toujours la même.

Étape 4 : réduisez la consommation du boîtier

  • Point 1 : baissez la luminosité de l’écran, raccourcissez extinction et veille.
  • Point 2 : réduisez replays et menus entre les prises, visez plutôt au viseur qu’à l’écran.
  • Point 3 : sans nécessité, désactivez stabilisation en attente, GPS et transfert sans fil ; réglages boîtier : liste d'économie d'énergie.
  • Point 4 : l’écart de conso entre viseur et écran est documenté, voir viseur vs écran en consommation.

Étape 5 : attention à la condensation, évitez les écarts brusques

  • Point 1 : avant de rentrer du froid dans une pièce chaude, enfermez batterie et boîtier dans un sac scellé pour un réchauffement lent.
  • Point 2 : avant d’insérer ou de charger, attendez que la condensation sèche, pour éviter l’humidité sur les contacts.
  • Point 3 : confirmez la surface sèche avant toute utilisation.

Étape 6 : réchauffez avant de charger

  • Point 1 : une batterie revenue du froid ne doit pas être chargée aussitôt, laissez-la revenir près de la température ambiante.
  • Point 2 : confirmée sèche et sans condensation, insérez dans le chargeur.
  • Point 3 : une légère chaleur en charge est normale ; chaleur anormale, coupez et cessez l’usage, voir sécurité et risque de gonflement.

Étape 7 : pour la vidéo longue, envisagez une alimentation externe

  • Point 1 : time-lapse en poste fixe ou enregistrement long, la fausse batterie + adaptateur convient, branchement dans alimentation continue.
  • Point 2 : vérifiez tension et connectique, et placez l’alimentation dans un endroit plutôt chaud.
  • Point 3 : un powerbank peut aussi compléter, mais sachez que son propre rendement baisse aussi au froid.

Deux rappels supplémentaires pour la neige

  • La neige fait photographier davantage : en lumière forte, rafales et replays se multiplient ; organiser le rythme vaut mieux que d’empiler les batteries.
  • Les gants rallongent chaque prise de vue : préréglages avant de sortir, moins d’ajustements dans le froid.
  • Pas de stockage plein après coup : si la sortie hivernale n’est pas suivie d’un usage, appliquez guide de stockage longue durée à 40–60 %.

Dans la pratique hivernale, la préparation compte plus que la technique : des batteries chargées la veille, gardées au chaud sur soi et alternées à intervalle régulier couvrent la grande majorité des sorties en neige. Le matériel d’alimentation externe reste une option pour les cas extrêmes ou la vidéo fixe, mais pour la photo nomade, le nombre de batteries et leur température font la différence. N’oubliez pas non plus que la condensation au retour à l’intérieur peut être plus dommageable que le froid lui-même : laisser réchauffer les équipements dans un sac scellé évite bien des problèmes de contacts et de moisissures.

À noter enfin que la capacité annoncée d’une batterie ne change pas avec le froid : seule son expression temporaire est réduite. Une batterie à 2400 mAh reste à 2400 mAh en théorie, mais n’en rend qu’une part au grand froid. Choisir une référence à plus forte capacité, comme la TNP-FZ100, offre donc une marge utile par temps rigoureux, sans pour autant dispenser des précautions de température. La marge et la chaleur sont complémentaires, non exclusives.

Questions fréquentes

Au froid, la chute de charge est-elle une panne ?

Dans la plupart des cas non. Le froid réduit temporairement la capacité utile, qui revient en général au réchauffement ; si à température ambiante l’autonomie reste nettement courte, vérifiez l’état de cycle, voir comparaison durée de vie et usure NP-FZ100.

À -10 °C, combien de photos environ ?

Selon boîtier et réglages, un ordre de grandeur est la moitié de la capacité ambiante ; d’où l’intérêt d’une à deux batteries de secours de plus.

Peut-on réchauffer la batterie contre soi avant de l’insérer ?

Oui, c’est une pratique courante. Gardez la batterie sèche, loin d’une source de chaleur directe, et sans pain chauffant collé longtemps dessus.

En hiver en avion, que faut-il savoir sur les batteries ?

Les batteries de secours accompagnent le bagage à main, jamais la soute, bornes protégées, le nombre par passager selon la compagnie (souvent évoqué autour de 20 unités).

En hiver, une batterie de plus compte souvent plus que n’importe quel truc. La compatible YO NP-FZ100 (2280 mAh / 7,2 V / environ 16,4 Wh, environ 16,36 €) et le kit deux batteries et un chargeur à environ 33,59 € facilitent la rotation au chaud ; la TNP-FZ100 (2400 mAh / environ 17,3 Wh) laisse une marge utile au froid. Studios et loueurs sur projets hivernaux : le formulaire de demande de gros propose des lots homogènes facilitant la numérotation.

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LP-E6+ sur 5D Mark IV : une batterie compatible

En bref : il fonctionne, mais ce n’est pas la batterie d’origine du 5D Mark IV. L’appareil est livré avec un LP-E6N (1865mAh/7.2V). Monter un LP-E6+ relève de l’usage compatible : la batterie est reconnue et alimente normalement le boîtier, et ce qu’elle apporte est une meilleure stabilité de tension en décharge continue, non un surcroît de capacité totale.

Ce point mérite d’être posé d’emblée, car le nom « LP-E6+ » se lit facilement comme une référence Canon. La famille LP-E6 officielle ne compte que quatre modèles — LP-E6, LP-E6N, LP-E6NH et LP-E6P — et la forme avec un signe plus vient de fabricants tiers (dont YO) qui désignent ainsi une version améliorée. Le 5D Mark IV est un boîtier de 2016, livré à l’époque avec un LP-E6N : il n’a aucun lien avec le LP-E6+.

1. Comment le 5D Mark IV consomme réellement

Le 5D Mark IV est un reflex à visée optique. Son profil de consommation quotidien diffère donc totalement de celui d’un hybride : hors prise de vue, le capteur et le système de visée ne fonctionnent pratiquement pas, l’essentiel de la dépense allant au moteur du miroir, à l’obturateur, au moteur d’autofocus, au traitement d’image et à l’écriture sur carte.

Ses caractéristiques de consommation sont les suivantes :

  • Courant instantané élevé, courant moyen faible. En prise de vue isolée, le pic survient à l’instant du mouvement du miroir et de l’obturateur, tandis que la veille reste très sobre. L’aptitude à la décharge instantanée pèse donc davantage sur l’expérience que la capacité totale.
  • Pose longue et rafale sont les points de tension. Pendant une pose longue, le capteur travaille en continu ; en rafale, écriture et traitement se déroulent simultanément. Ces deux situations sont les plus exigeantes en décharge continue.
  • Wi-Fi, GPS et écran tactile intégrés consomment en silence. Le 5D Mark IV dispose du Wi-Fi et du GPS : activés, ils tirent du courant même sans déclencher. Beaucoup d’utilisateurs se plaignent d’une batterie vide « au bout de deux jours » — la cause est souvent là, et non dans la batterie.

En rapprochant ces trois points, on comprend pourquoi une « version améliorée » a sa place sur un reflex ancien : elle optimise précisément la tenue de tension en décharge instantanée et continue, là où un reflex décroche le plus facilement.

2. Sur la capacité, n’attendez rien de plus

C’est le terrain des malentendus. La vocation du LP-E6+ est d’améliorer la stabilité de décharge, pas la capacité. Il ne transformera pas une batterie en deux.

Modèle Capacité annoncée Tension nominale Statut
LP-E6 1800mAh 7.2V Canon, modèle initial
LP-E6N 1865mAh 7.2V Canon, batterie livrée avec le 5D Mark IV
LP-E6NH 2130mAh 7.2V Canon, modèle à forte capacité
LP-E6+ Valeur annoncée par le fabricant tiers, généralement même classe que l’origine 7.2V Version améliorée tierce, non Canon

Si votre besoin est de « photographier plus longtemps d’affilée », la bonne réponse est donc d’emporter deux batteries, non de remplacer la vôtre par un pack marqué « + ». Si votre besoin est de « ne pas tomber en panne sèche en fin de séance et de disposer d’une jauge plus juste », alors le LP-E6+ entre en jeu.

3. Le vrai problème d’adéquation sur un boîtier ancien : la courbe de décharge

La jauge du 5D Mark IV repose sur un échantillonnage de tension combiné à un compteur coulombmétrique. La courbe de décharge du LP-E6N d’origine a été étalonnée par Canon, ce qui explique la décroissance régulière de l’indicateur. Avec un pack tiers dont le plateau a une autre forme, deux dérives apparaissent : soit une première partie très lente puis une chute verticale, soit deux barres affichées alors que la coupure est proche.

C’est pourquoi une même batterie tierce peut se comporter différemment d’un boîtier à l’autre : plus le boîtier est ancien, plus son algorithme est prudent et moins il tolère une courbe atypique. Dans la majorité des cas, il ne s’agit pas d’une panne, mais d’un écart d’étalonnage.

La méthode de diagnostic est simple : montez la batterie neuve, réalisez une série de prises de vue au rythme habituel et observez à partir de quel palier l’indicateur accélère sa descente. S’il accélère régulièrement en zone basse, tout est normal ; s’il coupe sans prévenir en cours de séance, la coupure de la carte de protection est trop haute ou l’homogénéité des cellules insuffisante.

Pour approfondir la stabilité de décharge sur boîtiers anciens, voyez les articles de la catégorie LP-E6+ ; pour comparer les spécifications officielles, la catégorie LP-E6 les détaille intégralement.

4. À qui cette combinaison convient

Cas favorables : reportage extérieur quotidien, second boîtier en mariage, appareil de studio sur pied, séances longues avec trois ou quatre batteries en rotation. Ces situations ont en commun une charge continue modérée, mais une sensibilité forte à la panne au mauvais moment.

Cas à traiter avec prudence : time-lapse prolongé, batterie principale d’un boîtier couvrant toute une manifestation, prises de vue par grand froid. Le time-lapse et l’enregistrement long exigent le plus de décharge continue, et le froid augmente nettement la résistance interne : la marge d’un modèle d’origine à forte capacité, comme le LP-E6NH, y est plus rassurante.

Un conseil pratique, enfin : ne remplacez pas toutes vos batteries par le même modèle. Un pack d’origine en position principale et une version améliorée tierce en secours forment un compromis équilibré entre coût et sécurité, et permettent de recouper les observations sur le terrain en échangeant simplement les batteries.

Questions fréquentes

Quelle batterie est livrée avec le 5D Mark IV ?

Un LP-E6N, 1865mAh en 7.2V. Le 5D Mark IV est sorti en 2016 avec cette référence. Le LP-E6+ n’est pas la batterie d’origine : son montage relève de l’usage compatible.

Monter un LP-E6+ peut-il endommager le boîtier ?

Normalement non. La connectique électrique de la série LP-E6 est identique et, dès lors que la carte de protection d’un produit tiers est correctement conçue, la tension de sortie et le point de coupure restent dans les plages sûres. La vraie vigilance concerne les cellules de mauvaise qualité et les produits dépourvus de protection : ce risque ne dépend pas du caractère « amélioré » du pack, mais de son contrôle qualité.

Pourquoi la jauge descend-elle de façon irrégulière avec un LP-E6+ ?

Le plus souvent, la forme de la courbe de décharge diffère de l’étalonnage d’origine, d’où un écart de mesure ; la batterie n’est pas défectueuse. Tant qu’aucune coupure ne survient sans avertissement, l’usage peut se poursuivre ; si l’appareil s’éteint de façon répétée en cours de séance, la fin de décharge du pack ne soutient pas le courant instantané du 5D Mark IV et il vaut mieux le réserver au secours.

Un LP-E6+ peut-il remplacer la batterie d’origine comme batterie principale ?

Pour des prises de vue ordinaires, oui ; pour des reportages importants, non. La batterie principale assume la part non rejouable du travail, et un modèle d’origine reste plus prévisible en matière d’étalonnage et d’homogénéité entre lots. Placer la version améliorée tierce en secours est un usage plus sûr.

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Mélanger LP-E6P et LP-E6NH : boîtier, chargeur, firmware

En bref : oui, la cohabitation est possible. Le LP-E6P et le LP-E6NH partagent exactement la même forme, les mêmes contacts et la même tension : installés dans n’importe quel boîtier compatible avec la série LP-E6, ils alimentent l’appareil normalement, sans endommager ni le boîtier ni la batterie. Mais « compatible » ne veut pas dire « performances identiques » : sur un boîtier très sollicité comme l’EOS R5 Mark II, le LP-E6P exploite toutes les fonctions tandis que le LP-E6NH peut être bridé ; sur un R5 ou un R6, dont la conception prend le LP-E6NH pour référence, la différence est quasi imperceptible. Côté chargeur, les deux partagent le même socle ; côté firmware, c’est lui qui détermine si le boîtier distingue ou non les deux modèles.

Nous allons examiner ces trois niveaux séparément, puis proposer une liste de répartition directement applicable.

Niveau un : le boîtier, qui décide s’il y a une différence

Le boîtier est l’élément le plus déterminant des trois, car c’est lui qui décide si les capacités de la batterie peuvent être exploitées.

Type de boîtier Comportement en usage mixte Recommandation
EOS R5 Mark II Écart net : le LP-E6P tient le haut débit et la rafale rapide, le LP-E6NH est limité dans certains modes Réserver le LP-E6P aux prises importantes
EOS R5 / R6 / R6 Mark II / R7 Écart très faible : les deux batteries couvrent les besoins du boîtier Mélange libre, en gérant simplement l’ordre selon le niveau de charge
5D Mark IV / 6D Mark II / 90D Écart faible, mais le LP-E6P peut être reconnu en mode dégradé Privilégier le LP-E6NH, garder le LP-E6P en secours
5D Mark II / III, 6D, séries 7D, 60D-80D Écart faible ; le LP-E6P peut n’être traité que comme une batterie ordinaire, avec parfois une reconnaissance anormale Inutile d’acheter un LP-E6P exprès

Un seul critère de décision compte : votre boîtier appartient-il à la catégorie conçue pour la forte décharge ? Si oui, distinguez les usages ; sinon, mélangez sans arrière-pensée.

Niveau deux : le chargeur, commun mais à vérifier sur la plaque

Ni le LP-E6P ni le LP-E6NH n’intègre de port USB-C pour la recharge directe : les deux passent par un socle. Ils peuvent partager le même socle, sans qu’il soit nécessaire d’acheter deux chargeurs distincts.

Quelques détails à connaître :

  • Socle d’origine LC-E6 / LC-E6E : il appartient à cette série et recharge les deux modèles ; la durée de charge varie selon la capacité, la température et le modèle de socle.
  • Socle tiers : préférez un modèle dont la plaque indique la prise en charge du LP-E6P. Les anciens modèles mentionnant seulement LP-E6 / LP-E6N peuvent, à cause d’une courbe de charge différente, ne pas remplir complètement la batterie ou allonger anormalement la durée.
  • Socle à deux baies : lorsque deux batteries chargent en même temps, le courant est partagé, la durée double presque et la chaleur se concentre ; veillez à l’aération.
  • Recharge par l’USB-C du boîtier : adaptée au dépannage, pas à l’alimentation quotidienne principale.

Un autodiagnostic utile : placez dans le socle d’origine une batterie « pleine » sortie d’un socle tiers. Si elle continue de charger longtemps, c’est que le seuil de fin de charge du second est trop précoce et que la batterie n’était pas réellement pleine.

Niveau trois : le firmware, qui décide de la reconnaissance et des limites

Le firmware des boîtiers Canon intègre une identification de la batterie et une stratégie d’alimentation. Une même batterie peut se comporter très différemment selon la version du firmware :

  • Reconnaissance : lecture du modèle, affichage du pourcentage, enregistrement des informations de cycles.
  • Déblocage de fonctions : ouverture ou non des modes comme l’enregistrement haut débit ou la rafale rapide à cette batterie.
  • Alertes : apparition ou non de messages du type « communication avec la batterie impossible ».

C’est aussi pourquoi l’on entend parfois « le même boîtier fonctionne chez un autre, pas chez moi » : la version du firmware diffère probablement. Face à une reconnaissance anormale, la première chose à faire est de mettre à jour le firmware du boîtier, non de suspecter la batterie.

Il faut par ailleurs garder une attente réaliste : une mise à jour de firmware sert généralement à prendre en charge de nouveaux accessoires et de nouvelles fonctions ; elle ne transformera pas une batterie ancienne en batterie à forte décharge. Les capacités physiques sont une contrainte dure, le firmware ne décide que de l’usage et de la manière de l’encadrer.

Liste de répartition en usage mixte

  1. Numérotez chaque batterie et indiquez son modèle, en distinguant LP-E6P et LP-E6NH par des étiquettes de couleurs différentes.
  2. Pour les prises très sollicitées (8K, cadence élevée, rafale), n’utilisez que le LP-E6P, même si le LP-E6NH affiche une charge pleine.
  3. Pour les prises peu sollicitées (photo, interview, time-lapse), mélangez librement en consommant d’abord la batterie la moins chargée.
  4. Si deux boîtiers partagent les batteries, réservez le LP-E6P au plus exigeant des deux.
  5. Ne distinguez pas les baies du chargeur, mais remettez chaque batterie à sa place une fois chargée, pour éviter une erreur la fois suivante.
  6. Contrôlez tous les six mois : gonflement du boîtier, oxydation des contacts, baisse sensible de l’autonomie.

Si vous hésitez encore à ajouter un LP-E6P pour un R5 Mark II, commencez par les limites de compatibilité décrites dans la catégorie LP-E6P ; si votre boîtier est un R5 ou un R6, la montée en gamme n’est pas nécessaire, et les solutions de la page catégorie LP-E6NH sont plus rentables. Les marques tierces comme YO couvrent surtout, dans ce segment, les emplacements compatibles LP-E6NH ; pour les usages à forte décharge impliquant le LP-E6P, mieux vaut rester sur l’origine.

Questions fréquentes

Le mélange d’un LP-E6P et d’un LP-E6NH raccourcit-il la durée de vie ?

Non. Le mélange consiste à alterner des modèles différents dans un même boîtier ; celui-ci gère chacun selon ses caractéristiques, sans « contamination croisée ». Ce qui affecte réellement la durée de vie, c’est la chaleur, la décharge profonde et le stockage prolongé à pleine charge.

Peut-on charger les deux batteries en même temps ?

Oui, un socle à deux baies le permet. Notez toutefois que le courant est partagé, que la durée s’allonge et que la chaleur augmente : chargez dans un endroit ventilé.

Pourquoi le LP-E6P donne-t-il l’impression d’être identique au LP-E6NH sur un R5 ?

Parce que la conception de l’alimentation du R5 prend le LP-E6NH pour référence : le besoin en courant du boîtier ne dépasse pas la limite du LP-E6NH, et la capacité de décharge supplémentaire du LP-E6P reste inutilisée. Ce n’est pas un défaut de la batterie.

Une mise à jour du firmware peut-elle brider une batterie ancienne ?

En général, elle n’ajoute pas de restriction, mais les stratégies de reconnaissance peuvent varier légèrement d’une version à l’autre. Si un message anormal apparaît après la mise à jour, vous pouvez revenir à la version précédente ou contacter le support Canon ; mieux vaut ne pas flasher de firmware non officiel.

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Comment stocker une batterie d’appareil photo longtemps inutilisée ? Charge et environnement NP-FZ100

Le stockage longue durée d’une batterie repose sur trois points : charge maintenue à 40–60 %, environnement frais et sec (environ 15–25 °C), recharge tous les 3 mois. Même inutilisée, la batterie lithium s’auto-décharge et vieillit dans le temps ; un stock plein accélère la perte de capacité, un stock vide risque une décharge profonde irrécupérable. Aussi le stockage n’est pas « on la range dans un tiroir », mais un état à entretenir périodiquement.

Préparation au stockage : en six étapes

Étape 1 : ajuster la charge à 40–60 %

  • Point 1 : si la batterie est pleine, utilisez-la un moment dans le boîtier pour descendre à deux ou trois graduations.
  • Point 2 : si elle est proche de vide, chargez-la à environ la moitié avant stockage.
  • Point 3 : pas besoin d’un pourcentage précis ; deux ou trois graduations, environ la moitié, suffisent.

Étape 2 : nettoyer contacts et boîtier

  • Point 1 : essuyez les contacts avec un chiffon sec pour retirer traces de doigts, de sueur et poussière.
  • Point 2 : vérifiez contacts non noircis ni déformés, boîtier non gonflé.
  • Point 3 : en présence d’humidité, séchez complètement avant de ranger, sans enfermer l’humidité.

Étape 3 : protection anti-court-circuit

  • Point 1 : posez le capuchon d’origine, ou le protège-bornes fourni.
  • Point 2 : n’empilez pas les batteries nues, évitez le contact métallique entre bornes.
  • Point 3 : ne rangez pas avec clés ou pièces, ni dans la même poche ou boîte.

Étape 4 : choisir l’environnement de stockage

  • Point 1 : emplacement frais et sec à environ 15–25 °C, sans soleil direct.
  • Point 2 : loin radiateur, plaque de cuisson, rebord de fenêtre, et surtout pas dans l’habitacle d’une voiture en été.
  • Point 3 : en milieu humide, un sachet dessicant aide, sans contact direct avec des produits fortement absorbants.

Étape 5 : programmer la recharge

  • Point 1 : dans l’agenda du téléphone, une alarme tous les 3 mois par batterie.
  • Point 2 : à l’échéance, vérifiez la charge, remontez à 40–60 % si elle a baissé.
  • Point 3 : en recharge, chargeur adapté, débranchez à pleine charge ou rechargez à moitié.

Étape 6 : étiqueter

  • Point 1 : collez une étiquette avec date d’achat et dernière recharge.
  • Point 2 : avec plusieurs batteries, numérotez pour faciliter rotation et suivi.

Une inspection à la reprise

  • Point 1 : gonflement ou déformation ? En cas de gonflement, nous recommandons de cesser l’usage et de traiter via le recyclage, sans percer ni brûler, voir FAQ gonflement et messages d'erreur.
  • Point 2 : après nettoyage des contacts, insérez et confirmez la reconnaissance.
  • Point 3 : chargez une fois avant de sortir, et observez si l’autonomie est nettement plus courte qu’avant stockage.
  • Point 4 : à un écart d’autonomie marqué, faites un cycle complet pour recalibrer le boîtier, méthode dans première charge et calibration.

En stockage sans entretien, la batterie peut s’auto-décharger trop bas. Pour juger un remplacement : comparaison durée de vie et usure NP-FZ100.

Erreurs de stockage courantes

  • Stocker pleine, c’est plus sûr : au contraire, pleine et inactive accélère l’usure, 40–60 % convient mieux.
  • Mieux vaut le frigo : le frigo domestique est humide et subit des écarts, avec risque de condensation au retrait, déconseillé.
  • Vide, c’est plus économique : vide, risque de décharge profonde par auto-décharge, parfois non rechargeable.
  • Peu importe la durée : l’auto-décharge est réelle, vérifiez au moins tous les 3 mois.
  • Batterie en soute en voyage : les batteries de secours accompagnent le bagage à main, jamais la soute, bornes protégées, selon les règles de la compagnie.

Deux compléments sur l’environnement de stockage

Sur la température, « frais » compte plus que « froid ». Chaque palier de température accélère en général le vieillissement, aussi ne mettez pas la batterie au frigo pour viser le froid — le frigo domestique est humide et risque la condensation au retrait. En région humide l’été, un petit sachet dessicant dans la boîte de rangement et une vérification périodique des contacts sont recommandés.

Sur la quantité, avec plusieurs batteries stockées longtemps, regroupez-les dans un même boîtier et numérotez, avec l’alarme de recharge tous les 3 mois, pour ne pas en oublier une. Prévoir numérotation et rotation dès l’achat simplifie, et le formulaire de demande de gros convient aux configurations en volume.

Au fond, le stockage réussi tient à une routine légère mais régulière. L’erreur la plus fréquente n’est pas un mauvais endroit, mais l’oubli : une batterie rangée « pour plus tard » et retrouvée des mois après, vide ou déformée. L’étiquetage et l’alarme tous les 3 mois transforment ce risque en habitude anodine. Pour les photographes qui alternent saisons de forte activité et périodes creuses, cette discipline préserve surtout la disponibilité : au retour de la belle saison, les batteries sont prêtes sans surprise, plutôt qu’à remplacer en urgence. Un petit investissement d’organisation, donc, pour un gain de fiabilité appréciable.

Un dernier point pratique : tenez un petit registre, même minimal, des dates de recharge par batterie. Au retour d’une longue période de stockage, ce repère permet de juger si une chute de capacité relève de l’usure normale ou d’un oubli de maintenance. Pour un utilisateur occasionnel, cela semble superflu ; pour qui possède plusieurs batteries ou un stock de studio, c’est ce qui sépare une flotte fiable d’un ensemble imprévisible. La rigueur documentaire compte autant que les conditions physiques elles-mêmes.

Questions fréquentes

Quelle charge exacte au stockage ?

40–60 % est l’intervalle courant du secteur, deux ou trois graduations suffisent, sans viser un chiffre précis.

Tous combien de temps recharger ?

Tous les 3 mois en principe. Si le stockage est plus chaud, l’auto-décharge est plus rapide, raccourcissez l’intervalle.

Après deux ans de stockage, est-ce utilisable ?

Selon l’entretien. Avec une recharge périodique comme indiqué, la plupart restent utilisables, mais avec une capacité plus ou moins réduite ; un cycle d’essai permet de décider si elle reste principale.

Peut-on stocker la batterie dans l’appareil ?

Non recommandé. Le boîtier peut drainer un faible courant de veille ; retirez la batterie pour un stockage séparé, avec protection anti-court-circuit.

Bien stockée, une batterie dure un à deux ans de plus. Rotation et réserve courantes peuvent démarrer avec la compatible YO NP-FZ100 (2280 mAh / 7,2 V / environ 16,4 Wh, environ 16,36 €) ; le kit deux batteries et un chargeur à environ 33,59 € permet d’en utiliser une et d’en stocker une ; la TNP-FZ100 (2400 mAh / environ 17,3 Wh) reste disponible. Studios et loueurs gérant un stock : le formulaire de demande de gros facilite lots homogènes et entretien périodique.

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LP-E6+ et LP-E6N : la stabilité, pas la capacité

En bref : la différence tient à la stabilité de décharge, non à la capacité. Le LP-E6N est un modèle Canon de 1865mAh en 7.2V ; LP-E6+ est l’appellation employée par des fabricants tiers pour une version améliorée, dont la capacité annoncée reste généralement dans la même classe. Ce qui les sépare réellement, c’est la résistance interne, la planéité du plateau de décharge et la stratégie de limitation de courant de la carte de protection.

La question revient sans cesse parce que le signe « + » suggère naturellement « davantage ». Or la capacité obéit à des contraintes physiques : un pack de 7.2V assemblé à partir de deux cellules au format 18500, dans un boîtier de volume identique, ne peut pas afficher un bond d’un ordre de grandeur en densité d’énergie. Une valeur annoncée un peu plus haute est plausible ; un doublement ne l’est pas.

1. Remettre les deux noms à leur place

Le LP-E6N est le modèle révisé que Canon a lancé après le LP-E6, avec une capacité portée de 1800mAh à 1865mAh ; les deux générations sont en 7.2V et leur boîtier comme leur connectique sont pleinement compatibles. La famille LP-E6 de Canon ne compte que quatre références, LP-E6, LP-E6N, LP-E6NH et LP-E6P ; LP-E6+ n’en fait pas partie.

LP-E6+ est une dénomination de fabricants tiers (dont YO), destinée à distinguer une « version standard » d’une « version améliorée ». Elle n’a pas de définition sectorielle commune : selon le fabricant, l’amélioration peut désigner des approches très différentes — un tri plus fin des cellules, une carte de protection revue, ou simplement une nouvelle étiquette. La comparaison qui suit porte donc sur l’écart typique entre « une version améliorée bien conçue » et « le LP-E6N d’origine », et non sur un produit précis.

2. Capacité : l’écart paraît grand, il reste limité

Placez les deux packs dans le même boîtier, avec le même rythme de prise de vue, et l’écart d’autonomie obtenu est généralement plus faible que l’écart de capacité annoncée. La raison est que « capacité nominale » et « capacité utile » ne désignent pas la même chose.

  • La capacité nominale est mesurée dans des conditions de décharge normalisées, avec un régime souvent très faible et une tension de coupure abaissée.
  • La capacité utile est la part située au-dessus du point de coupure réel de votre appareil. Le boîtier signale une batterie faible ou s’éteint dès que la tension passe sous un certain seuil : cette énergie-là n’est pas exploitée.

Ainsi, un pack annoncé plus haut mais doté d’un plateau bas et d’une résistance élevée verra sa tension chuter vite sous fort courant, et l’énergie réellement exploitable pourra être inférieure à celle d’un pack d’origine moins généreusement étiqueté. C’est aussi pourquoi beaucoup d’utilisateurs, après être passés à un pack tiers à forte capacité annoncée, ont l’impression que « ce n’est pas mieux, voire pire ».

3. Le véritable écart se joue sur trois plans

La résistance interne. Elle détermine la chute de tension sous fort courant. En rafale, en pose longue ou en vidéo, le courant monte nettement, et plus la résistance est élevée, plus la tension aux bornes baisse. Dès que celle-ci chute, le boîtier conclut à une batterie presque vide et avertit, voire s’éteint — alors que les cellules contiennent encore de l’énergie. Si la version améliorée emploie des cellules à meilleur régime, la résistance est plus faible et la courbe s’aplatit.

Le plateau de décharge. La courbe d’une batterie lithium-ion n’est pas une droite : elle comporte une zone médiane relativement plate, puis une chute rapide en fin de décharge. Plus le plateau est plat et plus la chute est tardive, plus la capacité utile s’approche de la capacité annoncée. L’avantage du pack d’origine est d’être étalonné avec l’algorithme de jauge du boîtier : la forme de la courbe correspond à la logique d’affichage. Un pack tiers, même doté d’un bon plateau, produit un décalage d’affichage parce que sa courbe diffère.

La limitation de courant de la carte de protection. Chaque pack tiers embarque une carte qui gère la surintensité, la décharge profonde et la surtempérature. Un seuil prudent laisse une bonne marge de sécurité, mais déclenche la protection trop tôt sous fort courant, ce qui se traduit par une coupure brutale en pleine séance. Un seuil agressif encaisse les pointes, au prix d’exigences plus fortes sur les cellules et la dissipation. Ce paramètre n’apparaît nulle part sur une fiche technique : seul l’usage permet de le déduire.

Critère LP-E6N (Canon) LP-E6+ (version tiers améliorée)
Statut Modèle officiel Canon Dénomination tierce, non Canon
Capacité annoncée 1865mAh / 7.2V Même classe, parfois un peu plus, sans écart d’ordre de grandeur
Résistance interne Bonne homogénéité entre lots Dépend du choix des cellules ; les bons montages peuvent être plus bas
Adéquation à la jauge du boîtier Étalonnage d’origine, affichage linéaire Décalage possible, à vérifier en usage réel
Tenue au fort courant Stable Selon la carte de protection, forte variabilité d’un exemplaire à l’autre
Prix Niveau du constructeur Souvent autour de la centaine de yuans, nettement en dessous

4. Comparer soi-même, sans instrument

  1. Même boîtier, même objectif, mêmes réglages. Désactivez le Wi-Fi, le GPS et la stabilisation, utilisez la même carte et le même rythme de prise de vue.
  2. Mesurez d’abord le « point de coupure ». Partez d’une charge pleine et photographiez en continu en notant le nombre de vues au premier avertissement de batterie faible. Cette étape dit si le pack tient la fin de décharge, ce qui est plus parlant que le nombre total de vues.
  3. Mesurez ensuite la « récupération ». Après l’alerte, éteignez, laissez reposer dix minutes, puis rallumez. Si le niveau remonte nettement, la chute de tension a provoqué un faux diagnostic — signe typique d’une résistance interne élevée.
  4. Regardez le temps de charge. D’une décharge complète à la pleine charge, le pack dont le temps est nettement plus court a généralement une capacité réelle plus faible.

Cette méthode fournit une conclusion relative, pas des valeurs absolues. Elle suffit néanmoins à choisir entre deux packs, sans aucun équipement supplémentaire.

Si la position des modèles d’origine à forte capacité vous intéresse davantage, voyez la catégorie LP-E6NH ; pour l’ensemble des modèles officiels de la série, la catégorie LP-E6 en donne le récapitulatif ; les autres questions d’usage sur les versions améliorées sont regroupées dans la catégorie LP-E6+.

Questions fréquentes

La capacité d’un LP-E6+ est-elle vraiment bien supérieure à celle d’un LP-E6N ?

Non. Les deux se situent généralement dans la même classe ; un produit tiers peut annoncer un peu plus, mais le volume et la densité d’énergie des cellules interdisent tout écart d’ordre de grandeur. Les affirmations de « capacité doublée » ne sont pas crédibles.

Pourquoi mon LP-E6+ tient-il moins longtemps que le LP-E6N d’origine ?

La cause fréquente est un plateau de décharge plus bas ou une résistance interne plus élevée, qui provoque une chute de tension marquée sous fort courant et un diagnostic anticipé de batterie faible. S’y ajoute l’algorithme du boîtier, étalonné sur la courbe d’origine : une courbe de forme différente ampute la capacité utile.

Le prix peut-il compenser cet écart ?

En partie. Une version améliorée à une centaine de yuans ne se distingue guère de l’origine en usage léger, ce qui suffit pour la photo quotidienne ; en revanche, en rafale, en pose longue ou par temps froid, l’écart s’amplifie. Tout dépend du rôle que vous réservez à la batterie.

Comment savoir si un LP-E6+ a été réellement amélioré ou seulement réétiqueté ?

Trois indices : le niveau remonte-t-il après un temps de repos suivant l’alerte (résistance interne), la jauge est-elle linéaire (plateau), la rafale provoque-t-elle une coupure inattendue (carte de protection). Si les trois passent, le montage a été traité sérieusement ; si l’un dérape nettement, la prudence s’impose.

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Bridage batterie en vidéo haut débit : le rôle du LP-E6P

En bref : ce que l’on appelle « bridage batterie » en enregistrement haut débit est en réalité une chute de tension. Un fort appel de courant fait baisser la tension aux bornes d’un accumulateur lithium-ion, le boîtier la voit s’approcher de la limite basse et réduit volontairement sa consommation. Les symptômes visibles sont des clips plus courts, un débit qui baisse, une rafale qui ralentit ou un arrêt net. L’intérêt du LP-E6P est de maintenir la tension plus longtemps sous la même charge lourde, mais il ne s’agit pas d’une réserve illimitée : la température, l’état de la batterie et le refroidissement du boîtier restent des limites dures. Autrement dit, une meilleure batterie repousse le bridage ; elle ne l’annule pas.

Cet article démonte la chaîne pour montrer où se situe chaque étape et sur lesquelles vous pouvez réellement agir.

Comment le bridage se produit, étape par étape

  1. Le boîtier demande un courant élevé. L’enregistrement à haut débit, à cadence élevée, en Log ou en RAW sollicite simultanément le capteur et le processeur à pleine charge.
  2. La tension aux bornes chute. Tout accumulateur lithium-ion possède une résistance interne : plus le courant est élevé, plus la chute est marquée. Un pack sain a une résistance faible et chute peu ; un pack vieilli ou froid a une résistance élevée et chute beaucoup.
  3. Le boîtier détecte une tension proche de la limite basse. La logique de protection du firmware intervient : elle allège d’abord la charge de traitement, puis restreint les fonctions gourmandes.
  4. Les symptômes deviennent visibles. La durée des clips est écourtée, le boîtier signale une température ou un niveau de batterie, la cadence en rafale baisse, l’enregistrement s’arrête de lui-même.
  5. Si vous insistez. Le circuit de protection coupe complètement la sortie, ce qui ressemble à une extinction soudaine.

Sur toute cette chaîne, l’utilisateur peut agir à l’étape 2 (choisir un meilleur pack, maîtriser la température) et sur tout ce qui précède l’étape 3 (réduire la charge). Une fois l’étape 4 atteinte, il ne reste qu’à attendre que le boîtier refroidisse ou à changer de batterie.

Les situations qui déclenchent le plus facilement le bridage

Situation Probabilité Cause principale
8K ou 4K à cadence élevée, en continu, en extérieur l’été Élevée Courant élevé soutenu et température ambiante élevée réduisent la marge de tension des deux côtés
Haut débit + stabilisation intégrée + écran lumineux Assez élevée Plusieurs charges se cumulent et font monter la consommation moyenne
Enregistrement par temps froid (autour de 0 ℃) Assez élevée Le froid épaissit l’électrolyte et augmente fortement la résistance interne
Batterie en service depuis plus de deux ans Moyenne à élevée Le vieillissement par cycles augmente la résistance interne, la chute apparaît plus tôt
4K 30p ordinaire, température ambiante, stabilisation coupée Faible La charge reste dans ce que le pack peut fournir
Photo, image par image Très faible Le besoin instantané en courant est faible

Un constat ressort de ce tableau : le bridage n’est jamais dû à un seul facteur. Il résulte de la combinaison de la charge, de la température et de l’état de la batterie. Un même boîtier peut se comporter très différemment en extérieur l’été et en intérieur l’hiver.

Où se situe la limite du LP-E6P

Le LP-E6P a été conçu pour retarder la chute de tension de l’étape 2, afin que le boîtier atteigne son seuil de protection plus tard sous forte charge. Il y parvient nettement mieux que le LP-E6NH, et c’est la raison d’être de ce modèle.

Ses limites sont tout aussi nettes :

  • Limite de température. Quel que soit le pack, la chaleur ambiante fait du refroidissement le goulot d’étranglement. La protection contre la surchauffe du boîtier et le bridage lié à la batterie sont deux mécanismes distincts, et le premier ne disparaît pas parce que vous avez changé de batterie.
  • Limite de capacité. Le LP-E6P appartient à la même classe de capacité que le LP-E6NH. C’est un tuyau plus large, pas un réservoir plus grand. La durée totale d’enregistrement ne double pas pour autant.
  • Limite de vieillissement. La résistance interne augmente avec l’usage, et même un LP-E6P finira par se comporter progressivement comme un LP-E6NH.
  • Limite du boîtier. Ses capacités ne peuvent être exploitées que par un boîtier conçu pour la forte décharge. Monté sur un boîtier plus ancien, c’est le boîtier qui fixe la limite.

En pratique, à température ambiante, avec une bonne ventilation et un pack en bon état, l’enregistrement continu à haut débit sur LP-E6P se situe généralement dans l’ordre de plusieurs dizaines de minutes. La durée exacte dépend du débit, de la cadence, de la température ambiante, du refroidissement du boîtier et de l’activation ou non de la stabilisation. Elle varie beaucoup d’un modèle à l’autre : fiez-vous à votre propre mesure.

Six gestes concrets pour réduire le risque

  1. Utilisez un pack en bon état. Une batterie de plus de deux ans peut encore fonctionner, mais sa résistance interne a déjà grimpé. Réservez le pack le plus récent aux travaux lourds.
  2. Maîtrisez la température du boîtier. Évitez le soleil direct, ouvrez l’écran orientable pour augmenter la surface rayonnante et ménagez des pauses entre les longues prises.
  3. Supprimez la charge inutile. Coupez les connexions sans fil que vous n’utilisez pas, baissez la luminosité de l’écran et renoncez à la stabilisation intégrée quand elle n’est pas nécessaire.
  4. Enregistrez par segments. Découpez une longue prise en blocs de 20-30 minutes. Cela limite l’accumulation de chaleur et allège la contrainte sur chaque cycle de décharge.
  5. N’attaquez pas les spécifications maximales sur un pack presque vide. Sous 30 %, la marge de tension est déjà mince, et c’est précisément le moment où l’enregistrement haut débit risque le plus de déclencher la protection.
  6. Gardez le pack au chaud par temps froid. Transportez-le dans une poche intérieure et ne le montez qu’au moment de filmer. Le comportement en décharge à basse température s’améliore nettement.

Le point sur le froid mérite une note à part : autour de 0 ℃, un accumulateur lithium-ion perd à la fois de la capacité et de l’aptitude à débiter. C’est de la chimie, pas un défaut du produit. Pour un examen plus détaillé du comportement par temps froid, voir le test de batterie par temps froid. Il porte sur une batterie d’un autre système, mais la logique de dégradation reste transposable.

Quand changer de batterie plutôt que de réglages

Si vous avez déjà baissé le débit, coupé la stabilisation et maintenu le boîtier au frais, et que l’enregistrement s’interrompt encore régulièrement, le problème vient très probablement du pack et non de votre méthode. Le test est simple : faites tourner une batterie neuve du même modèle. Si les symptômes s’améliorent nettement, l’ancien pack a mérité sa retraite.

Pour les utilisateurs d’EOS R5 Mark II, la baie principale devrait accueillir un LP-E6P. Les autres boîtiers n’ont pas forcément besoin de cette montée en gamme, car le LP-E6NH couvre déjà la plupart des situations. Une marque tierce comme YO fait bonne figure en baie de complément, mais pour un travail exigeant comme l’enregistrement continu à haut débit, la régularité de décharge du pack d’origine reste le choix le plus sûr.

Questions fréquentes

Un bridage signifie-t-il que la batterie est en fin de vie ?

Pas nécessairement. Un pack neuf se bridera lui aussi sous forte charge, par forte chaleur ou par grand froid, car c’est le système de protection qui fait son travail. Ce n’est que lorsque ses performances sont nettement inférieures à celles d’un pack neuf dans des conditions identiques qu’il y a vieillissement.

Un LP-E6P va-t-il doubler ma durée d’enregistrement ?

Non. Le LP-E6P améliore l’aptitude à la décharge continue, pas la capacité. Il permet d’atteindre la limite plus tard et de mener à bien les prises exigeantes avec plus de régularité, mais l’autonomie totale reste dictée par la capacité et la dissipation thermique.

Pourquoi une batterie tout juste chargée annonce-t-elle un niveau faible après quelques minutes ?

Il peut s’agir d’une estimation faussée par la chute de tension, ou d’une résistance interne excessive. Comparez d’abord avec un autre pack : si le changement règle le problème, c’est le pack d’origine qui est en cause. Sinon, vérifiez les contacts du boîtier et la version du firmware.

Peut-on réchauffer une batterie froide avec un chauffe-mains ?

La maintenir au chaud est une bonne chose, mais ne la chauffez pas contre le corps jusqu’à ce qu’elle soit brûlante. Les accumulateurs lithium-ion vieillissent plus vite à la chaleur, et un écart de température important peut provoquer de la condensation. La routine sûre consiste à transporter le pack dans une poche et à ne le monter qu’au moment de filmer.

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Première charge de la NP-FZ100 : faut-il « charger 12 heures » ?

Réponse directe : « charger 12 heures la première fois » est un mythe, et le suivre peut même nuire à la batterie. Cette idée vient de l’époque des accumulateurs nickel-cadmium et nickel-métal hydrure, qui avaient un effet mémoire nécessitant une longue charge de « activation ». La NP-FZ100 actuelle est au lithium-ion, sans effet mémoire, livrée avec une charge utilisable ; le chargeur dédié coupe et arrête la sortie à pleine charge, et laisser branché n’ajoute rien, ne fait que maintenir la batterie pleine longtemps.

Première utilisation : ces cinq étapes suffisent

Étape 1 : inspection visuelle au déballage

  • Point 1 : observez le boîtier (choc, gonflement, rayure) et les contacts (noircis ou déformés).
  • Point 2 : vérifiez le marquage sur la batterie (référence, capacité, tension) conforme à l’achat (NP-FZ100 : 2280 mAh / 7,2 V / environ 16,4 Wh).
  • Point 3 : confirmez l’adéquation au boîtier — NP-FZ100 pour A7 III, A7R III/IV/V, A7 IV, A7S III, A9, A1, A6600, A6700, A7C, FX3, FX30, ZV-E1 ; les A6400, A6500, A7 II utilisent la NP-FW50, voir tableau de correspondance des batteries Sony.

Étape 2 : utiliser d’abord ou charger d’abord

  • Point 1 : la nouvelle batterie arrive souvent partiellement chargée, utilisable immédiatement, sans obligation de charger d’abord.
  • Point 2 : si le boîtier affiche « la batterie peut ne pas afficher correctement la charge restante », c’est courant, la prise de vue continue, principe dans charge et puce.
  • Point 3 : si « non reconnue » ou « inutilisable », éteignez, nettoyez les contacts, réinsérez ; sinon, SAV, voir garantie et échanges.

Étape 3 : charge normale avec le chargeur adapté

  • Point 1 : vérifiez que le chargeur indique la spécification NP-FZ100, sans jeu aux contacts.
  • Point 2 : insérez et chargez ; une légère chaleur en charge est normale.
  • Point 3 : débranchez au voyant vert, sans ajouter plusieurs heures de charge.
  • Point 4 : chaleur excessive ou odeur en charge, coupez et cessez l’usage.

Étape 4 : premiers cycles complets pour calibrer le boîtier

  • Point 1 : lors des 2 à 3 premières utilisations, laissez la batterie passer de pleine à message de faible charge, puis rechargez.
  • Point 2 : cela ne « réveille pas les cellules », mais donne au boîtier une référence de courbe de décharge.
  • Point 3 : après calibration, reprenez l’habitude de recharger au besoin, sans vider exprès.

Étape 5 : confirmer l’autonomie attendue

  • Point 1 : sous vos réglages habituels, notez le nombre de photos ou la durée d’une pleine charge à la faible charge.
  • Point 2 : les données CIPA officielles tournent autour de 500–700 photos, l’usage réel à 60–80 % de l’annonce, la vidéo encore moins.
  • Point 3 : à l’écart marqué, écartez température et réglages, puis vérifiez via détecter une capacité fausse.

Pourquoi le mythe des « 12 heures » a-t-il duré

Il n’est pas né du néant, mais d’une habitude laissée par l’évolution technique :

  • L’ère nickel-métal l’exigeait : les anciennes batteries avaient un effet mémoire, une longue charge en courant faible aidait à exprimer la capacité.
  • Les premiers chargeurs étaient simples : la logique de voyant peu précise, « charger un peu plus » passait pour une assurance.
  • La lithium ne s’y prête pas : batteries et chargeurs actuels ont une protection contre la surcharge ; rester plein longtemps accélère au contraire la perte de capacité.

Trois rappels pour la première utilisation

  • Ne videz pas exprès pour charger : la décharge profonde ne profite pas au lithium, rechargez dès le message de faible charge.
  • Pas de charge la nuit sans surveillance : débrancher à pleine charge est plus sûr et permet de repérer une chaleur anormale.
  • Stockage à demi-charge si inutilisée : 40–60 % de charge, 15–25 °C frais et sec, recharge tous les 3 mois, voir guide de stockage longue durée.

Si la batterie a longtemps attendu avant la première utilisation

Nous recommandons de la traiter selon son état de stockage avant l’usage normal : inspectez le boîtier (gonflement, déformation), l’oxydation des contacts ; si la charge manque nettement, chargez à environ la moitié avant de commencer, sans décharge profonde d’emblée. Procédure complète : guide de stockage longue durée ; pour juger « cassée » ou « vieille » : comparaison durée de vie et usure NP-FZ100. En cas de gonflement, cessez l’usage et traitez via le recyclage, sans percer ni brûler, voir FAQ gonflement et messages d'erreur.

Un mot sur l’entretien au fil du temps

Au-delà de la première charge, l’usage régulier suit les mêmes principes : évitez les décharges profondes répétées, débranchez à pleine charge, et laissez le boîtier calibrer l’affichage sur les premiers cycles. Beaucoup d’inquiétudes autour des batteries neuves viennent d’habitudes héritées d’anciennes technologies ; avec le lithium, la simplicité est généralement la meilleure approche. Si une batterie vous semble anormalement courte dès le départ, vérifiez d’abord la référence et la reconnaissance du boîtier avant de soupçonner un défaut, car un message de compatibilité courant n’altère pas la prise de vue.

Enfin, ne confondez pas « batterie neuve » et « batterie performante immédiatement ». Les premiers cycles servent aussi au boîtier pour apprendre le comportement de la batterie ; un affichage un peu erratique au début est fréquent et s’estompe après quelques cycles complets. Si l’anomalie persiste au-delà, alors seulement une vérification de référence et de contacts s’impose. La patience de quelques utilisations évite bien des retours inutiles.

Questions fréquentes

Combien de temps charger une nouvelle batterie ?

Au voyant vert du chargeur, en général de l’ordre d’une à deux heures selon la charge résiduelle et le courant, sans ajout nécessaire.

Une batterie neuve pas pleine est-elle défectueuse ?

Non. L’usine livre souvent une charge partielle pour un usage immédiat ; il suffit de charger.

Faut-il vider jusqu’à l’extinction la première fois ?

Inutile. Le cycle complet sert à calibrer le boîtier, quelques fois suffisent ; au quotidien, rechargez au besoin.

Peut-on charger en photographiant ?

Certains boîtiers acceptent l’alimentation par le port ; rendement et chaleur varient selon le modèle. Pour un long enregistrement, la fausse batterie + adaptateur est plus stable, attention tension et connectique.

Batterie neuve en main, suivez l’ordre « confirmer la reconnaissance, charger normalement, calibrer les premières fois ». Pour réserve ou rotation, voir la compatible YO NP-FZ100 (2280 mAh / 7,2 V / environ 16,4 Wh, environ 16,36 €) et le kit deux batteries et un chargeur à environ 33,59 € ; la TNP-FZ100 (2400 mAh / environ 17,3 Wh) convient aux vidéastes. Studios et loueurs avec plus de 100 unités : le formulaire de demande de gros.

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LP-E6+ sur EOS R5 : jusqu’où va la compatibilité

En bref : il se monte et il fonctionne, mais mieux vaut ne pas en faire l’unique batterie d’un R5. L’EOS R5 est livré avec un LP-E6NH (2130mAh/7.2V) ; un LP-E6+ relève de l’usage compatible. La photo quotidienne et la vidéo ordinaire ne posent pas de problème ; dès que l’on entre en 8K, en 4K à cadence élevée sur de longues séquences ou en conditions froides, les limites apparaissent.

Commençons par le nom. LP-E6+ n’est pas une désignation Canon : la famille LP-E6 du constructeur ne compte que quatre packs, LP-E6, LP-E6N, LP-E6NH et LP-E6P, et la forme avec un signe plus vient de fabricants tiers (dont YO). Ce qui suit n’est donc pas « la liste de compatibilité Canon pour le R5 », mais ce que l’on observe réellement lorsqu’un pack tiers amélioré est monté dans ce boîtier.

1. Le profil de charge du R5 n’a rien d’un reflex

L’EOS R5 est un hybride : dès la mise sous tension, la visée est active et le capteur, le viseur électronique et le processeur d’image travaillent en continu. Sa consommation présente trois caractéristiques : une veille gourmande, des pointes de courant élevées et une charge continue lourde.

  • Veille gourmande. La visée consomme dès l’allumage, ce qui constitue la différence de fond avec la série 5D. À capacité égale, l’autonomie utile sur un R5 est donc naturellement plus courte.
  • Pointes de courant élevées. L’enregistrement 8K, la 4K à cadence élevée et la rafale à 20fps en obturateur électronique imposent une charge de courant soutenue, et non les impulsions brèves d’un reflex.
  • Dissipation et baisse de cadence liées. Lors d’un enregistrement prolongé, le boîtier chauffe, la résistance interne de la batterie augmente avec la température et la tension aux bornes chute encore : le phénomène s’auto-entretient.

C’est précisément pour cela que Canon a lancé le LP-E6P en 2024 avec l’EOS R5 Mark II, un modèle orienté forte décharge. La position du constructeur sur les usages intensifs s’en déduit : la capacité n’est pas la seule variable, l’aptitude à débiter compte tout autant.

2. Compatible, oui, mais avec quatre limites

Limite Manifestation Gravité
Longues séquences à haut débit Alerte de batterie faible ou protection thermique anticipée en 8K / 4K à cadence élevée Élevée
Autonomie en rafale Chute de tension marquée à 20fps, autonomie nettement inférieure à un pack d’origine de même capacité Moyenne
Précision de la jauge Le pourcentage saute, la valeur remonte après extinction et redémarrage Moyenne
Conditions froides En dessous de 0℃, la résistance interne grimpe nettement et la capacité utile se réduit encore Élevée

Sur ces quatre points, les deux premiers tiennent à l’aptitude à débiter, le troisième à l’étalonnage de l’algorithme de jauge, et le quatrième est commun à toutes les batteries lithium-ion : le pack d’origine n’y échappe pas, il dispose simplement d’une marge plus large.

Un point mérite d’être souligné : la version de LP-E6+ examinée ici n’a pas de port de charge directe USB-C. Beaucoup imaginent qu’une version améliorée tierce se recharge par câble ; ce n’est pas le cas sur ce modèle, qui passe obligatoirement par un socle. Le R5 accepte une alimentation et une charge USB-C PD, mais il s’agit d’une capacité du boîtier, distincte de la présence d’un port sur la batterie. Certaines versions de tiers ajoutent un port Type-C latéral, d’autres non : à vérifier sur la fiche du produit.

3. Scénario par scénario, la réponse se dessine

Utilisable : photo d’architecture et de paysage, voyage, portrait, reportage d’événement, vidéo courte (quelques minutes par clip). La charge ponctuelle y reste modérée, la marge de décharge du LP-E6+ suffit et l’avantage de coût est réel.

À employer avec prudence : mariage ou conférence filmés de bout en bout, création de courts métrages en 8K, retour vidéo au sol pour drone — tous les cas où l’interruption n’est pas permise. Non parce que l’incident est certain, mais parce qu’il coûterait trop cher.

À éviter : prises de vue par grand froid, longs plans-séquences en 8K, projets exigeant une gestion précise de la charge (planifier selon un pourcentage, par exemple). Les deux premiers cas relèvent de contraintes physiques, le troisième de la précision d’affichage.

Une pratique utile consiste à placer un LP-E6NH d’origine en position principale et un LP-E6+ en secours. Entre deux prises, le pack de secours assure l’intérim ; sur un plan important, on revient à l’original. On maîtrise ainsi le budget sans concentrer le risque au même endroit.

Pour comprendre l’écart entre un modèle d’origine à forte capacité et un modèle à forte décharge, voyez la catégorie LP-E6NH et la catégorie LP-E6P ; les questions générales sur les versions améliorées sont regroupées dans la catégorie LP-E6+.

4. Une fois monté, trois vérifications d’abord

  1. Confirmez la reconnaissance. Allumez avec la batterie en place et regardez si le niveau s’affiche immédiatement et reste stable. Un affichage durablement aberrant ou des messages répétés signalent un problème de communication ou de jauge : ne partez pas sur le terrain avec ce pack.
  2. Faites une rafale. Déclenchez une série en obturateur électronique et observez l’absence de coupure et la stabilité de la jauge. Cette étape révèle vite une limitation de courant mal réglée sur la carte de protection.
  3. Enregistrez une séquence longue. Filmez une dizaine de minutes dans la spécification la plus élevée que vous utiliserez réellement, et vérifiez l’absence d’alerte précoce de batterie faible ou de surchauffe. Cette étape est plus parlante que n’importe quelle fiche technique.

Si les trois passent, le pack convient à votre intensité d’usage ; si l’une échoue, reléguez-le en secours sans insister.

Questions fréquentes

LP-E6+ est-il un modèle lancé par Canon pour le R5 ?

Non. Canon ne propose pas de LP-E6+ ; la famille officielle LP-E6 se limite à LP-E6, LP-E6N, LP-E6NH et LP-E6P. Le R5 est livré avec un LP-E6NH, et les R5 Mark II produits à partir de 2024 sont accompagnés d’un LP-E6P.

Monter un LP-E6+ peut-il provoquer une erreur ou un blocage du R5 ?

Le blocage est rare : dans la plupart des cas, la batterie est reconnue et l’appareil fonctionne. Certains produits peuvent afficher une jauge erratique ou signaler une batterie non d’origine ; cela relève de différences de communication et de mesure, sans incidence sur l’alimentation de base, mais cela perturbe une planification de tournage au pourcentage.

Le R5 peut-il tourner en 8K avec un LP-E6+ ?

Sur de courtes séquences, généralement oui ; en enregistrement continu prolongé, non. Le 8K est le cas de charge le plus lourd du R5 et exige la meilleure aptitude à la décharge continue : la marge d’un modèle d’origine à forte capacité ou à forte décharge y est plus sûre.

Peut-on recharger un LP-E6+ par l’USB-C du boîtier ?

Pas directement sur ce modèle. Le LP-E6+ examiné ici n’a pas d’interface USB-C et nécessite un socle. L’alimentation USB-C du R5 est une capacité du boîtier : elle alimente l’appareil ou recharge un pack logé à l’intérieur (voir la notice du boîtier), ce qui n’a rien à voir avec un port de charge intégré à la batterie.